L’été dernier mes compagnons de route n’étaient pas disponibles, des stages d’études, des jobs d’été…bref pour la randonnée en montagne ça tombait à l’eau. Et bien super !!! Ca me permettait de transmettre mon virus de la randonnée à mon amie Alison. Elle n’a jamais fait de randonnée donc j’opte pour un terrain relativement plat…
la Bretagne.
Munies de la carte top25 d’IGN 0821OT, nous partons à la découverte de Carnac et la presqu’île de Quiberon.
Nous arrivons par le train, à Plouharnel en soirée, nous dormons au camping
La Lande.
Ce
camping est vraiment à 500-800m de la gare. Première prise de contact pour Alison avec la randonnée, la nuit sous la tente. Tout ce passe bien, le premier repas au réchaud n’est pas brûlé ni mauvais.
Le lendemain nous partons en direction de la ville afin d’y prendre un bus qui nous mènera dans le centre de Carnac, nous croisons un Lild à l’entrée de la ville, stop, faisons les provisions pour quelques jours.
Nous randonnons l’après midi, le kilométrage n’est pas trop élevé, pour une première rando avec sac de 14kg et grosses chaussures je ne voulais pas dégoûter Alison. J’espère bien pouvoir randonner longtemps avec elle. Le passage dans la région de Carnac ne peut pas se faire sans passer à côté de menhirs…Nous prenons donc le PR passant par le tumulus de la chapelle St Michel, les alignements de Kermario et enfin le bois de Kerguéarec, pour arriver à notre camping du soir. Le camping
La Rivière
, le long de la rivière du Crac’h et de l’étang du Moulin du Lac. Ce lac nous apporte de jolis moustiques, Alison fait une forte réaction allergique. Le soir nous partons en balade près du lac, nous poussons notre balade jusqu'aux alignements du Petit Ménec. Cette visite de soirée lorsqu'il faisait presque nuit, dans le sous bois avec ces menhirs, fut quelque peu mystique.
Le jour suivant nous randonnons jusqu’à
la Trinité
sur Mer, port célèbre du golf du Morbihan. C’est une jolie petite ville, un peu en pente, descendant vers la mer et le port où de magnifiques voiliers attendent de prendre le large…Nous déjeunons dans un des restaurants du bord de mer. Une pharmacie ouverte sauve le mollet d’Alison qui a doublé de volume, rouge sang et dur, une sorte d’œdème géant. Tout le mollet est pris. Et c’est parti pour une crème et un antihistaminique. Alison étant souffrante et la route longue, nous reprenons le car jusque Plouharnel, d’où nous voulons prendre le Tire Bouchon. Le Tire Bouchon est le nom local du train qui permet de descendre dans la presqu’île de Quiberon. Il tire son nom des célèbres bouchons automobiles de
la D
768, unique route qui permet d’atteindre Quiberon. En effet pas de bouchon sur l’unique voie ferrée qui est empruntée dans les deux sens par le train. Un même train qui fait tous ses allers-retours sur une même voie !!!
La presqu’île est tellement étroite que nous roulons à coté des voitures, mais surtout, nous sommes entourées de la mer, à gauche, à droite la mer est partout. C’est l’endroit pour le char à voile, sur de grandes et longues plages de sable fin.
Le fort de Penthièvre nous accueille, nous descendons à l’arrêt de Kerhostin. Nous larguons nos sacs lourds au camping municipal de Kerhostin et nous partons à la découverte du début de la côte sauvage. Nous nous baladons jusqu’au soir le long de cette côte, belle et intéressante au niveau géologique avec des plages fossiles longues de plusieurs dizaines de mètre, et allant jusque 1m50 d’épaisseur. Portivy est un joli petit village touristique de mer.
Ah oui, au fait, une fois rentré sur la presqu’île il ne faut pas être agoraphobe, çà y est nous sommes noyées parmi les vacanciers du bord de mer.
Nous dînons dans une crêperie du port de Portivy, merci Alison de ton invitation. Puis nous continuons notre marche le long de la côte, de la plage du Foso et jusque Beg en Aud. Dans les environs de cette pointe, Alison qui a le vertige, s’aventure au bord afin de lutter contre. C’est un grand pas et nous sommes toutes les deux fières, malheureusement ce moment de victoire est gâché par un hanneton géant qui vient nous attaquer. Gros stress pour Alison qui est inquiète, ne connaissant pas ce char d’assaut qui l’attaque. Quelques pas plus loin un crapaud vient à notre rencontre, les frayeurs sont suffisantes pour le moment et il commence réellement à faire trop nuit pour se rassurer. Nous rentrons au camping, au pif, car je n’avais pas cru bon de prendre la carte, nous n'allions pas très loin.
Les nuits de camping se passent toujours très bien, je sens Alison prendre vraiment goût à cette aventure, mon pari est sur la bonne voie.
Le jour suivant nous rejoignons le camping de Park-er-Lann sur la côte du golf du Morbihan.
Ensuite nous rejoignons la côte sauvage, quelle merveille, et surtout pas de construction bouchant l’horizon. Des côtes reposantes et naturelles.
Pour y arriver nous avons suivi le PR qui coupe à travers la presqu’île en passant par des anciens sémaphores dominant les lieux. On croise aussi un ancien fort. Nous posons nos sacs au camping de Kerné et nous repartons en balade légère le long de cette cote sauvage magnifique. Nous croisons des touristes en voiture venus voir le trou du Souffleur puis repartir. Nous, nous sommes libres de nos horaires, de nos directions, de nos choix de journée…Vive la liberté de la rando avec sa maison sur le dos. Mais attention nous ne sommes pas des escargots pour autant. Le soir, grâce à la maman d’Alison, nous mangeons dans un petit resto familial à 50m de la côte avec vu sur le coucher de soleil. Tourteaux et moules frites au menu. Le coucher de soleil donne de très belles couleurs, je cours pour le prendre en photo, je n’ai qu’un petit bout de soleil rouge.
L’arrivée à Quiberon est un peu troublée par un responsable de camping municipal pour le moins mal aimable. Ce camping ne prend pas de réservation pour des campeurs d’une nuit, comme beaucoup aujourd’hui malheureusement, était plein. Pas même une petite place pour une tente et deux petites randonneuses. Nous cherchons donc un autre camping, or à Quiberon tout est cher et les campings sont tous des 3étoiles minimum. Merci notre budget, un camping près de l’aérodrome nous accueil au même prix que si l’on avait une voiture…et en plus on se fait voler des habits qui séchaient sur le fil commun des sanitaires, puisque, pour l’esthétique du camping, il est interdit de tendre nos propres fils. Dommage que ce contre temps nous ait un peu gâcher notre fin de séjour.
Mais tout de même, la fin de notre randonnée se fait sur Quiberon même où nous passons quelques jours de détente et de musique avec le Bagad de Lann-Bihoué. Des balades, une journée de visite à Belle Île en moto, la montée du grand phare, tout ça, la belle vie.
Vive la randonnée !!!!
Peggy VINCENT
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